All eyes on... Lyves

All eyes on... Lyves

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Ça fait longtemps que je n’avais plus joué les détectives afin de retracer pour vous les débuts d’étoiles montantes… Mais ça faisait un moment également que je n’avais plus été aveuglée. Et puis je suis tombée sur Lyves dont l’EP brille. Fort, très fort (et vous en avez sans doute même déjà entendu un extrait si vous êtes abonnés à ma playlist Weekly Vibes).

Derrière l’alter ego de Lyves se cache Francesca Bergami, une Anglaise née d’une mère australienne et d’un père italien. La chanteuse a grandi avec les langues (les nombreux déménagements familiaux lui ont permis d’apprendre à parler couramment le portugais et l’italien) et bien entendu la musique, bercée par les Dire Straits, Michael Jackson et Aretha Franklin mais aussi par Seal et Tupac. Auteure de ses propres textes depuis ses 10 ans, à l’adolescence, elle se laisse tenter par des influences plus électroniques telles que Moby, Air, Boards of Canada et Enya. “Le hip-hop, la soul et la musique d’ambiance électronique ont toujours constitué mon fil conducteur, se souvient-elle. Ma mère avait l’habitude d’écouter Enya et, adolescente, j’ai toujours trouvé ça ringard mais il faut croire que ça attiré mon attention car je pense que cela a réellement influencé ma façon de produire la musique.”

Malgré ses aptitudes, c’est un tout autre chemin que Francesca choisit de suivre en allant étudier la psychologie, ce qui l’entraînera à travailler avec des enfants en maison d’accueil puis dans des hôpitaux psychiatriques. Mais l’appel de la musique ne tarde pas à se faire entendre et elle entreprend ainsi d’apprendre seule à jouer du clavier et de constituer son propre groupe afin de remonter sur scène. En 2012, elle lève le voile sur un premier (? mes compétences de stalkeuse sont limitées pour le coup) titre, The Other Side.

Deux ans plus tard, c’est sous le nom de Lyves qu’elle réapparaît avec Visions, partagé sur Soundcloud, porté par une voix dont la sensualité et la douceur ne sont pas sans rappeler Jessie Ware.

Suite à quelques bouleversements dans sa vie personnelle, la chanteuse quitte Londres pour poser ses valises à Ostra, petit village italien où vivent son père et sa grand-mère, durant cinq mois. Avec pour seule compagnie son clavier, son ordinateur et des haut-parleurs installés au grenier, elle puisera dans sa douleur pour écrire des chansons dans lesquelles elle s’exprime à cœur ouvert, sans jamais redouter de se montrer vulnérable. Elle n’en ressort que plus forte. “Mon objectif est d’être aussi honnête et vraie que possible pour que les gens puissent ressentir quelque chose, souligne Lyves. Quand je travaillais dans le domaine de la santé mentale, beaucoup de personnes se confiaient à moi, sans retenue. Il y a quelque chose de vraiment beau et courageux là-dedans. J’espère vraiment pouvoir offrir quelque chose qui permettra aux gens de traverser des moments difficiles. Je ne veux pas que cela tourne autour de moi. Je veux que la musique parle d’elle-même et donne. C’est ce qui alimente ma passion.”

La première page de son livre sera No Love, un chapitre produit par Atu (membre de Sonder dont je vous conseille également l’EP) et paru en novembre dernier.

C’est avec l’EP Like Water que Lyves a entamé 2017, avec pour nouveau single Darkest Hour, symbole de sa détermination et de sa résistance. “Le concept a été imaginé avec Nathanel Williams, collaborateur de longue date qui a réalisé le clip. On voulait créer une vidéo qui puisse capturer l’essence brute des femmes – leur monde intérieur et leur force – à travers des portraits honnêtes et non-stylisés. On a demandé à des femmes à Londres si elles souhaitaient participer à un clip célébrant cette vulnérabilité que l’on partage toute, et donc notre force et notre unité. C’était magnifique de voir des femmes d’âges et de milieux différents accepter pour cette raison. Le tournage – et le fait d’entendre toutes les histoires de ces femmes nous racontant ce que signifiait la force pour elles – fut une expérience émouvante“, a-t-elle raconté sur Pigeons & Planes.

En plus de penser à ses prochaines performances, Lyves a déjà entamé l’écriture de son second EP dans lequel elle espère “creuser et expérimenter encore plus”. Et avec un peu de chance, on pourrait voir apparaître d’ici la fin de l’année un premier album que j’attends de pied ferme !

Aimez Lyves, suivez Lyves.

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